Notes sur la Côte d’Ivoire (I)

PRELUDE AU DEPART

La galère des aéroports parisiens. Qui aime voyager via Roissy ? Moi, enfin, parfois. Pourquoi on aime les aéroports ? Synonymes de vacances, de découvertes, de bonheur et d’impatience, notamment. On ne les aime pas car il y a toujours la foule, c’est le bordel, on attend des heures et le café coute les yeux de la tête. En plus, ils sont bruyants et impersonnels.

Comment rendre intéressant le temps passé dans un aéroport? Dûr dûr n’est-ce pas ? Et bien, pour ceux qui aiment observer les gens, c’est parfait. Pour ceux qui aiment discuter avec des inconnus, encore plus. Heureusement, je fais partie des deux.
Par contre, attention, si on va en Afrique, rien n’est plus pareil. Il faut être ultra vigilent : les gens coupent la queue, et une heure plus tard nous n’avons toujours pas avancé, et se trouvent devant nous ceux qui étaient derrière il n’y a pas si longtemps.

Et si on va en Côte d’Ivoire, il y a intérêt à s’enregistrer par avance sur internet, car une fois à CDG, pas de comptoir… Heureusement que j’étais assez prévoyante pour imprimer ma carte d’embarquement deux minutes avant de quitter la maison !

Et évidemment, la queue pour déposer ses bagages n’en fini pas ! C’est incroyable le monde qui part en Afrique. On se sent un peu seule, aussi, une des rares blanches. On se sent un peu visée aussi, par ces grands hommes qui viennent nous parler : « Mademoiselle, vous voyagez vers l’Afrique ?

Ben quoi, c’est si bizarre que ça, une petite blanche toute seule ? Accompagnée seulement de sa maman et de son petit chien (tout blanc lui aussi) ?

A croire que ce qu’il voulait dire, c’était « vous voyagez vraiment vers l’Afrique ? ». Oui oui monsieur, je pars vraiment en Afrique, en Côte d’Ivoire même. Toute seule. Et j’ai même pas peur (enfin, je fais semblant pour rassurer ma maman).

Je n’aurais peut être pas dû dire où j’allais, maintenant le monsieur devant moi commence aussi à s’intéresser à ce que je vais y faire. Zut. Comment expliquer que je n’y réside pas, et que je ne suis pas une Française qui vient se mêler des affaires du pays ?

Et encore dans la file pour embarquer, on vient me parler. « Vous habitez à Abidjan ? Non ? Ah, vous avez fuit pendant la crise ? » Non môssieur, je ne fuis pas moi. Je n’y ai tout simplement encore jamais mis les pieds.

Finalement, on se fait plein d’amis à Roissy. Je suis sûre que ça aurait continué dans l’avion si je n’avais pas été assise entre deux blancs. C’est bien ma veine.

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